Laissée à son sort pendant des décennies, cette église de Haute-Loire retrouve sa beauté d’antan
Malgré la grisaille persistante sur Collat, village perché à près de 1.000 mètres d’altitude, l’église Saint-Martial affiche un visage lumineux. Le fruit d’une restauration longue de cinq ans (2020 et 2021 pour l’extérieur ; 2023 et 2024 pour l’intérieur).
Une église cimentée dans les années 60
Façades extérieures cimentées, enduits intérieurs décapés, salpêtre sur les murs, œuvres retirées… Il faut dire que le chantier se dévoilait complexe au départ. Le résultat escompté par la municipalité de Collat, lui, était plutôt simple : « On voulait retrouver l’église de Collat d’avant son dépouillement », partage la maire, Marie-Christine Delabre.

La tristesse affichée par les murs de l’édifice pendant des décennies remonte aux années 1960. « À cette époque, les enduits intérieurs ont été décapés et les pierres sont conservées à nu. Des joints de ciment avaient été réalisés, mais ils ne laissaient plus passer l’ », humidité rembobine l’édile avant d’ajouter : « Toujours à la même période, le concile avait préconisé de retirer des églises tout ce qui pouvait distraire l’œil du pratiquant. Les murs ont donc été dépouillés de leurs œuvres et de leurs décorations. »

